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La perte de son meilleur compagnon est toujours difficile à gérer. Comment faire le deuil, combien de temps pour faire le deuil de son animal…

faire le deuil de son chat

J’aime Trop Chat a suivi et écouté Marie France HAUTEM, auteure du livre La patte du chat Papou, qui s’est penchée sur les différentes réactions face à la disparition d’un animal de compagnie

Cet article parle bien sûr des chats, mais les conseils de Marie France sont aussi valables pour les chiens, les lapins ou tous les autres animaux de compagnie.

Ils sont partis mais ils sont toujours là.

Lorsque l’on perd son chat, nos réactions vont s’adapter au temps, passer par plusieurs phases et nous allons nous interroger sur notre façon de faire le deuil de notre compagnon à quatre pattes.

Ce que nous ressentons à la disparition de notre chat dépend bien évidemment, non seulement de notre personnalité mais aussi de celle de l’animal, et surtout du lien qui nous unissait à lui.

Le chat qui ne faisait que quelques passages à la maison pour essentiellement trouver une nourriture différente de celle que la nature lui offrait, n’aura peut être pas laissé d’empreintes suffisantes au point de toucher profondément son maître lors de sa disparition.

Celui qui sortait à son gré mais qui trouvait très confortable le canapé de la maison, très appréciables les caresses et les intentions de l’humain aura installé un lien affectif  dont l’importance entraînera des réactions difficiles face à sa disparition.

Pire encore est la situation où le chat faisait partie intégrante de la vie, du matin au soir et du soir au matin, tous les jours sans exceptions. La peine, la détresse vont être comparables à celles vécues lors de la perte d’un proche.

Perte prévisible ou brutale : même réaction ?

Entre la perte prévisible et la perte brutale de son chat, avons-nous les mêmes réactions ?

Voir son petit félin dépérir ou souffrir d’une maladie pendant des jours, des mois et éventuellement des années, engendre une angoisse terrible et un questionnement permanent.

Perdre brutalement son chat de façon accidentelle par exemple, est tout aussi bouleversant.

Reste la question de savoir si le deuil de son chat est plus supportable dans un cas ou dans l’autre ?

Le fait de se dire qu’il ne souffre plus permet-il de faire face plus aisément à son deuil ? Le perdre sans que l’on s’y attende, ne rend-il pas deuil plus cruel ?

Nous avons à faire face à ces mêmes cas de figure avec nos proches et si l’on y réfléchit bien, nous ne trouvons pas nécessairement la réponse.

Ne pas se sentir coupable

Face à la mort de son animal de compagnie, le sentiment de culpabilité est omniprésent pendant une période plus ou moins longue. On se reproche de ne pas avoir passé suffisamment de temps avec lui, on se remet en question sur les soins apportés que l’on juge quelquefois insuffisants, sur la décision que l’on a prise pour abréger ses souffrances. Ai-je bien fait ? Aurait-il pu vivre encore un peu ?

Dans le cadre de cette procédure, l’important est qu’elle se déroule paisiblement, calmement, si possible au domicile pour ne pas perturber le petit chat. Cette manière d’agir peut aider à accepter sa décision.

Si ce sentiment de culpabilité est très fort et qu’il perdure, il peut devenir un lourd handicap pour faire le deuil de son chat. Mais ne faut-il pas passer en revue tout ce que l’on a fait pour lui ?

Faire le deuil de son chat : qu’est ce que c’est réellement ?

Une expression un peu banale selon moi. Elle me semble être utilisée sans même réfléchir à ce qu’elle veut dire. Pour bon nombre de personnes, la traduction est bien souvent celle-ci : oublier, passer à autre chose, se résigner, se faire à l’idée de ne jamais plus le voir.

Faire le deuil de son chat, est-ce vraiment cela ?

Si l’on ne peut exclure cette expression de notre vocabulaire, ne devrait-on pas l’associer à d’autres réponses qui font appel à notre comportement ?

Pour faire le deuil de son chat, il ne s’agit pas de prendre conscience qu’il est absent, de créer des conditions visant à l’oublier mais bien au contraire, il s’agit de créer des conditions pour vivre paisiblement son absence physique.

Pour faire le deuil de son chat, il ne s’agit pas de s’enfermer dans sa peine mais d’essayer d’en parler, bien entendu avec les personnes susceptibles de comprendre votre douleur.

Pour faire le deuil de son chat, il faut accepter que les larmes coulent, même plusieurs mois voire années après sa disparition et ce n’est pas irrationnel.

Pour faire le deuil de son chat, il faut accepter que les personnes qui nous entourent puissent avoir une vision différente de la relation animal/humain et admettre par conséquent, leur incompréhension face à nos réactions.

Pour faire le deuil de son chat, il faut essayer de repousser la colère qui pourrait nous envahir, colère née d’un sentiment d’injustice, d’incompréhension ou de culpabilité.

Pour faire le deuil de son chat, il faut savoir s’accorder des moments d’isolement pour revivre les instants passés avec son compagnon, et accepter ses propres émotions.

Si l’on accepte de recourir à cette expression « faire le deuil de son chat », s’ensuit le « Comment faire le deuil de son chat », « Combien de temps pour faire le deuil de son chat »

Il n’y a pas qu’une seule réponse et parmi celles qui existent, il appartient à chacun de l’adapter selon ses convictions et ses attentes.

Les jours qui suivent… que faire de ses affaires

Bien que les larmes embuent nos yeux, on croit voir son chat partout, derrière soi, sur son canapé favori, devant la fenêtre…

Se pose la question de ses petites affaires, arbre à chat, jouets, gamelle, croquettes, litière… tout est là dans les pièces de la maison : les garder un moment ou les faire disparaître rapidement ? Quelle est la meilleure option pour faire face au deuil de son chat ?

Le fait de ranger ou de donner ses affaires ne signifie en aucun cas que l’on souhaite l’oublier, mais plus justement que l’on souhaite atténuer sa douleur. Par ailleurs donner ses affaires c’est aussi rendre heureux un autre petit minou…

Le regard des autres

L’une des difficultés pour faire le deuil de son chat est le regard des autres. En effet, même si l’animal domestique occupe une place de plus en plus importante dans notre société, l’humain a du mal à admettre que l’on puisse avoir un énorme chagrin et des émotions intenses suite à la perte de son chat. « Ce n’est qu’un chat, un matou », est le pire de ce que l’on peut entendre parmi les commentaires négatifs ou désapprobateurs.

On se résout donc soit à garder le silence sur la disparition de son chat soit à ajuster nos réactions en fonction de nos interlocuteurs.

On peut dire haut et fort ce que l’on pense et je vous laisse imaginer tout ce que cela peut entraîner, et les différentes ruptures auxquelles vous aurez à faire face. Mais lorsque l’on a eu ce courage, on doit pouvoir assumer les réactions qui en découlent.

On peut se renfermer et garder pour soi sa douleur. Mais doit-on pour autant refuser de la partager ?

Doit-on vraiment cacher la relation que l’on a eue avec son chat et l’amour qu’on lui a porté ? Ne serait ce pas quelque part, comme s’il n’avait pas existé ? Parler de lui, on lui doit bien cela.

Quelque soient nos réactions, les sentiments que nous avions avec notre animal ne changent pas.

Même si ces regards ou réflexions font mal, ils vous apprennent au moins une chose que vous pourrez mettre à profit d’une façon ou d’une autre : il y a deux catégories d’êtres humains, ceux qui aiment les animaux et ceux qui ne veulent même pas en entendre parler.

Je suis sans doute un peu trop catégorique car il y a toujours des milieux. Existent aussi, les personnes qui ne les aiment pas forcément mais qui admettent que chacun d’entre nous a un caractère unique  rendant sa perception de la relation Homme/Animal différente, ou même encore qui reconnaissent les bienfaits de la relation.

Le corps du petit chat : que faire ?

Que décidons-nous de faire du corps du petit chat que l’on a tant aimé ?

L’enterrer dans le jardin de façon à pourvoir se recueillir en regardant éventuellement le petit objet qu’on y aura déposé.

Le faire enterrer dans un cimetière pour chats, très semblable à celui des humains. Il en existe peu. De plus, beaucoup de tombes finissent par ne plus être visitées et l’on retrouve là, les mêmes négligences que dans les cimetières des hommes.

Le faire incinérer et décider du devenir de ses cendres. Les disperser dans le jardin, les mettre à l’endroit du jardin où votre chat prenait plaisir à jouer ou à se reposer, les garder chez soi, en mettre un peu dans une peluche que le chat adorait que vous emportez avec vous partout où vous allez.

Tout est possible et quelque soit la décision, elle vous appartient et vous n’avez aucune explication à fournir à qui que ce soit.

Rien ne vous empêche de garder le secret de votre décision.

Adopter un nouveau chat ou pas

La reprise d’un chat dépend probablement du degré de souffrance qui nous affecte.

Reprendre un chat immédiatement ou attendre que la douleur s’atténue de façon à être en capacité de s’occuper d’un nouveau venu ?

Reprendre un chat peut permettre de surmonter plus facilement la disparition de celui qui nous était cher sans pour autant l’oublier. Néanmoins il faut veiller à ne pas établir de comparaison. Comme l’humain, chaque chat a sa personnalité et il faut accepter les différences, il est moins affectueux, il ne ronronne pas, etc.

Si pour la plupart, voire la majorité, la présence d’un nouveau compagnon est essentielle, pour d’autres, redonner à un nouveau chat la place qu’occupait le disparu s’apparente à une forme de déloyauté.

On ne doit pas avoir honte de ce sentiment. Pourquoi serait-il plus critiquable que ce même sentiment vis-à-vis d’un être humain ?

Vivre avec des photos et des souvenirs

Garder sa photo sur un mur et passer devant tous les jours en lui disant un petit mot n’a rien d’ignominieux. Pas plus que de conserver un joujou, une peluche ou tout autre objet en souvenir. Ne le faisons-nous pas pour un proche disparu ?

Le digital a permis de développer des espaces qui peuvent répondre à certaines attentes. Avoir un lieu de mémoire, de recueillement, d’échanges, un lieu où peuvent se créer des amitiés voire des rencontres.

Bien que les avis divergent sur ces lieux de mémoire, tristes et lugubres aux yeux de certains ou sans valeur pour d’autres, il semble qu’il soit un refuge réconfortant voire nécessaire pour des propriétaires d’animaux qui y trouvent là un moyen d’exprimer leur douleur.

C’est en effet, assez surprenant de voir le nombre de personnes inscrites et surtout la façon dont vivent ces lieux. Quotidiennement, y sont déposés des photos, des textes de toute nature et de valeur différente.

Les ressentis, les sentiments, les remerciements y fleurissent avec beaucoup de dignité, de retenue et d’humilité.

A y regarder de plus près, nombreux sont ceux qui y trouvent un relatif réconfort et un remède à la solitude.

Des cimetières virtuels pour animaux proposent des stèles au nom de l’animal, associant photos, informations sur sa vie, mot d’adieu, textes, poèmes ou encore musique dédiés en sa mémoire. Ces cimetières vivent à travers des dépôts de bouquets de fleurs, des échanges de mails entre propriétaires, d’un éventuel forum permettant à chaque membre d’y trouver sa place soit en partageant sa tristesse ou en apportant son soutien.

Des sites et des blogs consacrés aux chats offrent aux visiteurs un coin de paradis pour leur animal.

Là aussi, photos, textes, bons souvenirs du chat disparu agrémentent quotidiennement la rubrique.

Les forums chats qui ont pour vocation d’échanger sur des conseils, les comportements, les soins et la maladie, sont également un exutoire lorsque l’on vit la disparition de son chat. Là encore, l’échange du vécu avec les autres propriétaires, peut permettre de trouver du réconfort.

Le deuil de son chat dans l’Égypte ancienne

Le « comment faire le deuil de son chat », est loin d’être une question récente, si l’on prend l’exemple de ce qui se passait dans l’Egypte ancienne. Lors de la mort d’un chat, tous les habitants devaient se raser les sourcils en signe de deuil. Ce qui nous prouve bien aujourd’hui que le chat était déjà considéré comme un vrai compagnon, un être avec lequel avait pu s’établir une relation identique à celle que l’on peut avoir avec un membre de la famille.

Si je dois conclure : il n’y a pas de conseil à donner, il n’y a pas de jugement à porter. La peine que l’on a lors de la disparition de son chat peut se partager mais elle reste NOTRE peine que l’on gère selon nos propres convictions.

Et moi qu’ai-je fait ?

Moi je n’ai pas réfléchi, je ne me suis posée aucune question sur la façon dont j’allais vivre l’absence de mon chat adoré, et pour utiliser l’expression commune, comment j’allais vivre le deuil de mon chat.

Dans le mois qui a suivi, j’ai relu mon journal des 16 dernières années, le petit carnet de suivi médical de mon chat que je tenais quotidiennement, et j’ai passé en revue toutes les photos que j’avais prises.

J’ai pris rapidement conscience qu’il fallait l’honorer et que la plus belle façon de le faire, était d’écrire son histoire, sa vie.

Mon vœu était de continuer à le faire vivre, à le faire connaître et c’est tout naturellement et sans trop de difficultés que mes doigts ont parcouru le clavier.

Cet hommage, je le voulais haut en couleurs, gai et émouvant à la fois. En lui faisant prendre la parole, raconter sa propre vie, je le faisais revivre un peu tous les jours et revivais moi-même très sereinement nos petits bonheurs, nos petits soucis et notre complicité.

Aujourd’hui, Papou, son livre sous la patte, s’efforce de le faire connaître car il est convaincu que le récit de sa vie est un témoignage à partager.

 

La patte du chat papou couverture

Ce livre « La patte du chat Papou » n’est pas un roman, comme le dit Papou, tout est vrai comme en témoignent les nombreuses photos.

Après une certaine galère pour arriver à une publication et mise en ligne sur les sites Amazon, Fnac, Cultura, Decitre et Publishroom, Papou est remonté dans une galère et rame vers les flots de lecteurs qui le conduiront, non pas sur une île déserte, mais sur une terre fertile où pourra pousser le partage de sa vie.

Marie France HAUTEM

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